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    August 31

    Aimer


    Aimer, c'est ne pas regarder l'un l'autre,
    c'est regarder ensemble la même direction.
     
                                              *Saint-Exupery*

     

    Amar, não é contemplar um ao outro,
    mas, ambos, na mesma direção olhar.

                                *Saint-Exupery*

                                         
    爱,不是深情地对视,
    而是两人看着同一个方向。

                                    *圣•埃克苏佩里*

     
    Amar, não é um ao outro mirar enamoradamente,
    mas duas pessoas na mesma direção olhar.
     
                                                       *Saint-Exupery*
    August 02

    Dressing Caresses In The Wind

    Leafing moonlight veils
    my hands throughout the darkness sails,
    dancing sentences in tune
    towards words I silently prune.
    Reached the distances
    a verse in the air glances
    and lands in your hands
    like a leaf carelessly falling
    and dressing caresses in the wind.
     
    Gilson Rosa - 2008.07.26
     
     
     

    Cinq Semaines En Ballon - Chapitre X

    CHAPITRE X

    LE 20 MAl, le Victoria arrive au-dessus de Ia ville de Tombouctou et, le lendemain, ils se réveillent sur les bords du fleuve Niger, pas loin du lac Debo.

    - Encore un nuage! dit F'ergusson.

    - Et un gros! répond Kennedy. Mais ce n 'est pas un nuage comme les autres, c'est un nuage de sauterelles. Des milliards de sauterelles vont passer sur ce pays et, si elles descendent, il n'y aura plus de végétation.

    À cent pas du Victoria, les sauterelles s'abattent sur un pays vert; un quart d'heure plus tard, lorsqu'elles reprennent leur vol, il n'y a plus d'herbe, plus de feuilles sur les arbres...

    - Les habitants de ces pays ne peuvent rien faire contre les sauterelles, dit Fergusson. Quelquefois, ils mettent le feu aux forêts ou aux champs pour arrêter le vol de ces insectes, mais ils sont tellement nombreux qu'ils éteindre le feu.

    Les voyageurs continuent leur voyage. Ils survolent Sego, Ia capital e du Bambarra, et se dirigent vers le nord-ouest.

    - Encore deux jours et nous arriverons au fleuve· du Sénéga, dit le docteur.

     

    * * *

     

    Les jours suivants, le Victoria n'arrive pas à s'élever dans les airs et, pendant plus de cent vingt milles, les trois hommes doivent jeter petit à petit plusieurs objets plus ou moins utiles. Mais le ballon continue à descendre.

    - Il est peut-être déchiré, dit Kennedy.

    - Non, répond le docteur, mais il perd du gaz. Jetons tout ce que nous pouvons.

    - Mais il ne reste presque plus rien, dit Kennedy.

    - Jetons les couvertures. Elles sont lourdes.

    Joe obéit et le ballon s'éleve un peu. Mais peu à peu il recommence à descendre.

    - Nous ne sommes pas loin du fleuve, dit le docteur. Peut-être que nous atteindrons le bord. Seulement:, pour arriver là, il faut passer au-dessus d'une montagne et je ne sais pas si nous pourrons le faire.

    - Voici la montagne, dit Kennedy. Il faut absolument passer au-dessus.

    - Gardons de l'eau pour aujourd'hui et jetons le reste, dit Fergusson.

    - Voilà! dit Joe.

    - Est-ce que le ballon remonte? demande Kennedy.

    - De cinquante pieds, plus ou moins, répond le docteur. Mais ce n'est pas assez.

    - Il faut pourtant passer, dit Kennedy.

    - Joe, j'espère que cette fois tu ne vas pas sauter du ballon. Jure-moi que tu ne vas pas le faire!

    - Je ne vous quitterai pas, mon maître! Je vous Ie jure.

    - Nous ne sommes pas assez haut, dit le docteur. Joe, jette Ia viande. Et s'il faut, Dick, jette tes armes.

    - Jeter mes armes! répond Ie chasseur avec émotion.

    - Mon ami, si je te Ie demande, c'est que ce sera nécessaire.

    Le ballon s'approche de Ia montagne. Joe jette les couvertures mais ce n'est pas suffisant.

    - Kennedy! crie Ie docteur, jette tes armes ou nous sommes perdus!

    - Attendez, monsieur Dick! dit Joe, attendez!

    Kennedy se retourne et voit Joe disparaître au-dehors de Ia nacelle.

    - Joe! Joe! crie-t-il.

    - Le maIheureux! dit Ie docteur.

    Le sommet de Ia montagne a une vingtaine de pieds de Iargeur. La nacelle touche presque le sol, mais elle passe Ia montagne.

    - Nous passons! nous passons! nous sommes passés! crie une voix.

    Cette voix, c'est Ia voix de Joe. Il est accroché par les mains à Ia nacelle et il court sur le sommet de Ia montagne, enlevant ainsi au ballon Ia presque totalité de son poids. Arrivé de l'autre côté de Ia montagne, il remonte dans Ia nacelle.

    - Et voilà! Ce n' était pas plus compliqué!

    - Mon brave Joe! dit le docteur.

    - Oh! vous savez, ce que j'ai fait, je l'ai fait pour sauver le fusil de monsieur Dick. Je lui dois bien cela depuis qu'il m'a sauvé des Arabes.

    Kennedy lui serre Ia main sans dire un moto

    - Nous allons chercher un endroit tranquille pour passer Ia nuit, dit le docteur.

    Le Victoria redescend doucement vers une forêt et Joe accroche les ancres à un arbre.

    À deux heures du matin, Kennedy prend son quarto. La nuit est tranquille. Kennedy, fatigué par les derniers événements, s'endort sans s'en renedre compte.

    Souelain, quelque chose le réveille. Il se frotte les yeux et se leve. La forêt est en feu!

    - Au feu! Au feu! crie- t-il.

    Ses deux compagnons se réveillent.

    À ce moment, ils entendent des hurlements.

    - Les indigènes ont mis le feu aux arbres pour nous tuer! dit Joe.

    - Partons vite ! crie le docteur en coupant avec un couteau Ia corde de l'ancre.

    Le ballon s'élève, laissant Ia forêt derrière lui, et se dirige vers le Sénégal.

    - DiCk, Joe, regardez! crie le docteur.

    Un groupe de cavaliers armés suivent le Victoria.

    - Ce sont des Talibas, dit le docteur. C'est un peuple cruel. Il faut mettre le fleuve entre eux et nous.

    Pendant des heures, les Talibas poursuivent le Victoria.

    - Nous descendons! crie Kennedy en regardant le baromètre. Que pouvons-nous jeter?

    - Jetons toute Ia nourriture! dit Fergusson.

    La nacelle, qui touchait presque le sol, remonte au milieu des cris des Talibas. Mais une demi-heure plus tard, le Victoria redescend.

    - Nous n'avons plus rien à jeter, dit Kennedy.

    - Si, répond le docteur. La nacelle! Coupe les cordes de Ia nacelle, Joe. Nous nous accrocherons aux cordes du ballon.

    Et le Victoria, qui vient de perdre ainsi un poids important, remonte dans les airs.

    Les trois amis, accrochés aux cordes, arrivent rapidement au fleuve.

    - Le fieuve! Le Sénégal! crie le docteur. Encore un quart d'heure et nous serons sauvés!

    Mais le ballon redescend peu à peu car il n'y a plus ele gaz. Il touche plusieurs fois le sol et finit par s'accrocher aux branches du seul arbre qu'il y a.

    - C'est fini, dit le chasseur.

    Mais le docteur est prêt à tout faire pour sauver ses compagnons.

    - Je n'ai plus de gaz; eh bien, je traverserai le fleuve avec: de l'air chaud, leur dit-il.

    Les trois hommes se mettent au travail. Ils entassent une grande quantité d'herbes sèches sous Ia toile du ballon, puis ils mettent le feu.

    Il faut peu de temps pour gonfier un ballon avec de l'air chaud. Le Victoria reprend sa forme ronde.

    - Vite, vite! crie Kennedy. Les Talibas vont bientôt arriver. On entend déjà leurs cris.

    Dix minutes plus tard, le ballon s'envole, au moment même où les Talibas arrivent. Il traverse le fleuve et redescend de l'autre cóté.

    Là, surpris et émerveillés, un groupe d'hommes les regardent arriver. Ce sont des officiers français qui connaissent par les journaux le voyage de Fergusson et qui le reconnaissent tout de suite.

    - Le docteur Fergusson? demande un officier.

    - Lui-même, répond tranquillement le docteur.

    Et mes deux amis, Dick Kennedy et Joe.

     

    ***

     

    Ici finit l'étonnante traversée du docteur Fergusson et de ses compagnons.

    - Notre voyage a été bien monotone, répond Joe, à tous ceux qui Iui demandent de raconter Ia traversée de I'Afrique. Et nous ne sommes pas morts d'ennui parce que nous avons eu quelques aventures comme eelles du Tchad et du Sénégal.

    Cinq Semaines En Ballon - Chapitre IX

    CHAPITRE IX

    - C´EST AUJOURD´HUI le 12 mai, dit le docteur. Nous sommes partis le 18 avril. Nous avons voyagé vingt-cinq jours. Encore dix jours et nous serons arrivés. Les voyageurs survolent le fleuve Shari puis, à neuf heures du matin, ils arrivent au bord du lac Tchad.

    - Voyez-vous là-bas ce groupe de gros oiseaux qui se dirigent vers nous? demande Joe.

    - Je les vais, répond Kennedy. Il y en a quatorze!

    - Ces oiseaux ne me plaisent pas du tout, dit le docteur. J'espere qu'ils ne vont pas faire de mal au ballon. De toute façon, nous allon faire monter le Victoria.

    Le ballon s'élève dans le ciel mais, malheureusement, les oiseaux aussi.

    - J'ai envie de tirer un coup de fusil sur ces oiseaux! dit le chasseur. Ils sont quatorze et je peux tirer dix-sept coups de fusil.

    - Non, Dick, ne fais pas cela, répond Fergusson, car s'ils montent au-dessus du ballon, tu ne pouras pas les voir et ils seront encore plus dangereux.

    À ce moment, un des oiseaux se lance sur le Victoria, le bec auvert, prêt à mordre, à faire un tren dans Ia toile du balon.

    - Feu! crie le docteur.

    Kennedy et Joe tirent et tuent plusieurs oiseaux.

    Mais les autres oiseaux s'élancent sur lê Victoria et font un trou dans Ia toile du ballon.

    La nacelle se met à descendre. Joe jette les derniers morceaux de minerai, mais le ballon continue à descendre.

    - Nous sommes perdus! crie Fergusson. Nous allons tomber dans le lac! Videz les caisses d'eau!

    Mais le ballon continue à tomber.

    - Les provisions, Joe! Jette les provisions!

    Joe obéit. Mais le ballon continue à s'approcher du lac.

    - Jetez encore ce que vous pouvez! crie-t-il à ses compagnons.

    - Il n'y a plus rien, répond Kennedy.

    - Si! répond Joe.

    Et il saute dans le lac.

    - Joe! Joe! crie le docteur terrifié.

    Mais Joe ne peut pas l'entendre. Le Victoria, qui vient de perdre beaucoup de poids, remonte à mille pieds dans les airs.

    - Il faut descendre à terre des que possible, Dick, et puis tout faire pour retrauver Joe.

    Le Victoria descend et se pose au nord du lac, sur une côte déserte.

    - Au moment où Joe a sauté, nous étions au-dessus d'une île,dit Kennedy.

    - Oui, et cette île, comme toutes celles du Tchad, est sans doute habitée par des sauvages meurtriers. S'ils trouvent Joe, que va-t-il devenir?

    Je crois que, d'abord, il faut lui donner de nos nouvelles et lui faire savoir où nous sommes.

    - Oui, mais comment? demande Kennedy.

    - Nous allons reprendre notre place dans Ia nacelle et nous élever dans l'air. Joe nous verra sûrement et i! nous fera un signe pour nous faire savoir où il est.

    - Il le fera sûrement s'i! est seul et libre, Samuel, mais s'il est prisonnier?

    - Les indigènes n'ont pas l'habitude d'enfermer leurs prisonniers. S'il n'est pas libre, il nous verra et il saura que nous le cherchons.

    - Alors, partons, répond le chasseur.

    Le ballon reste toujours à une hauteur entre deux cents et cinq cents pieds.

    - Je ne vois rien, dit Kennedy après deux heures de recherches.

    Au bout de quelque temps, il se tourne vers le docteur et dit:

    - Je vois un groupe de cavaliers qui se déplacent rapidement. Ils doivent chasser car ils pour suivent quelque chose, un animal, sans doute.

    Il observe à nouveau et, quelques minutes plus tard, il ajoute:

    - Ce sont des Arabes. Je les vois très bien. Ils sont presque cinquante. Et leur chef est devant eux. Non, ils ne suivent pas une personne, ils Ia poursuivent.

    - Tu es sur, Dick?

    - Je ne me trompe pas. C'est bien une chasse, mais une chasse à l'homme!

    - Une chasse à l'homme! s'exclame Fergusson.

    - Samuel! Samuel! dit aIors Kennedy, d'une voix trembIante.

    - Qu'est-ce que tu as, Dick?

    - C'est lui, Samuel! C'est Iui, à cheval!

    - Lui! s'écrie Samuel.

    «Lui» veut tout dire. Ils n'ont pas besoin de dire son nom.

    - Nous allons faire descendre le ballon, dit alors le docteur. Joe doit nous voir et savoir que nous allons le sauver.

    À ce moment, Kennedy pousse un cri de désespoir.

    - .Toevient de tomber de son cheval, Samuel!

    - Oui, mais il nous a vus! s'écrie le docteur. En se relevant, il nous a fait un signe.

    Joe saute SUl' un cheval et jette le cavalier à terre. Um autre cavalier s'approche alors de lui pour le tuer. Heureusement, Kennedy le voit et tire sur lui.

    - Samuel, est-ce que tu peux porter dans tes bras cent cinquante livres de lest?

    - Et plus encore s'ille faut!

    - Alors prépare-toi à jeter ce lest d'un seul coup. Mais surtout ne le fais pas avant mon ordre, sinon nous ne pourrons pas sauver Joe.

    Le Victoria s'approche de Ia terre. Le docteur jette par-dessus Ia nacelle une échelle1 faite en corde.

    - Joe! crie le docteur.

    Joe, sans arrêter son cheval, attrape l'échelle et monte. Au meme moment, Dick jette le lest et le Victoria s´élève à nouveau.

    Les Árabes poussent des cris de surprise et de colère.

    - Mon maître! Monsieur Dick! dit Joe en montant dans Ia nacelle.Joe est presque nu; ses bras sont en sang et son corps est couvert de blessures. Le docteur le soigne et Joe leur raconte ce qui lui est arrivé.

    Cinq Semaines En Ballon - Chapitre VIII

    CHAPITRE VIII

    LE VICTORIA passe Ia nuit accroché à um arbre et, après les émotions des journées précédentes, les voyageurs peuvent enfin se reposer.

    Le matin suivant, le ballon s'élève dans les airs, mais il se déplace difficilement.

    - Nous n'avançons plus, dit le doctcur. Si me trompe pas, nous avons fait Ia moitié de notre voyage en dix jours à peu près; mais si nous continuons comme maintenant, nous allons mettre des mois pour le terminer. Et en plus, nous n'avons presque plus d'eau!

    Les trois hommes survolent rnaintenant le désert.  Ils ne voient plus d'arbres, plus un seul village ... Et ils se déplacent tres lentement.

    En plus, ils n'ont plus beaucoup d'eau. Il reste en tout trois gallons, c'est-à-dire quinze litres. Fergusson garde deux gallons pour le chalumeau. Il reste donc seulement cinq litres d'eau pour les trois hommes.

    - Avec les deux gallons d'eau, je peux faire avancer le ballon pendant cinquante-quatre heures, annonce Fergusson. Je ne veux pas voyager Ia nuit car je veux voir s'il existe une rivière. C'est donc trois jours et demi de voyage… Il faut absolument trouver de l'eau!

    - Rationnons-nous, répond le chasseur.

    Au repas du soir, l'eau est mesurée.

    Le lendemain matin, le soleil est tres chaud. La température devient brûlante. Le docteur ne veut pas faire monter le ballon, par crainte de Ia chaleur. Il ne veut pas dépenser plus d'eau.

    - Maudite chaleur! dit Joe en essuyant son front.

    Le lendemain, c'est le 1er mai

    - Nous ne sommes pas à plus de trois cents milles du golfe de Guinée, djt Fergusson. Et comme Ia côte est habitée, le désert va bientôt se terminer et nous trouverons sûrement de l'eau.

    - Je crois que je vois des nuages à l'est, dit Joe.

    - Tu as raison, répond le docteur. Mais ce nuage est tout seul et il ne va pas apporter de pluie.

    À ce moment, Joe dit avec surprise:

    - Mon maître! Monsieur Kennedy! Regardez! Nous ne sornmes pas seuls ici! Quelqu'un a le même ballon que nous!

    - Est-ce que Joe devient fou? demande Kennedy à Fergusson.

    - Regardez, monsieur, dit Joe en montrant du doigt quelque chose dans le ciel.

    En effet, à deux cents pieds, un ballon flotte dans l'air avec sa nacelle et ses voyageurs; et il suit exactement Ia même route que le Victoria.

    .- Eh bien, dit le docteur, nous allons faire des signes à ses voyageurs.

    Mais les voyageurs de l'autre ballon ont eu Ia même idée au même moment car ils agitent Ia main de Ia même façon.

    - Qu'est-ce que cela veut dire? demande le chasseur.

    - Cela veut dire, répond Fergusson en riant, que tu es en train de te faire un signe de Ia main à toi-même. Cela veut dire que l'autre ballon est tout simplement notre Victoria. Agite tes bras, Joe, et tu verras.

    Joe obéit. Il bouge ses bras et un des homes de l'autre ballon les bouge au même moment, de Ia même façon.

    - C'est ce qu´on appelle un mirage, dit le docteur: tu crois voir quelque chose qui n´existe pas. C'est tout!

    - C'est un spectacle vraiment étrange, dit Kennedy.

    Vers quatre heures, Joe montre deux arbre: ce sont des palmiers.

    - Des palmiers! dit Fergusson; cela veut dire qu'il y a un puits, de l'eau ...

    - De l'eau! De l'eau! Nous sommes sauvés. Buvons puisque nous allons trouver de l´eau!

    À six heures, le ballon arrive au-dessus des deux palmiers. Ce sont deux petits plus morts que vivants. Il y a un puits à côté mais il n´y a pas d´eau. Dês os blanchis par lê soleil entourent le puits... Les voyageurs se regardent et pâlissent.

    - Ne descendons pas, dit Kennedy. II n'y pas d´eau ici.

    Les trois hommes continuent leur voyage souffrent car ils ont soif. Il ne reste que quelques gouttes d'eau mais personne n'ose les boire.

    - Il faut faire un dernier effort, dit le docteur.

    Il fait monter le ballon, cherche un couran d´air, un peu de vent, mais il ne trouve rien. Enfin le Victoria, ne pouvant plus avancer, descend lentement et se pose sur la sable.

    Il est midi et ils sont à presque cinq cents milles du lac Tchad, à plus de quatre cents milles des côtes occidentales de l'Afrique.

    Le lendemain, il ne reste qu'une demi-pinte d'eau et les trois hommes décident de Ia garder.

    Kennedy est très malade. Il souffre beaucoup. Ses lèvres et sa langue lui font mal et il ne peut pas parler. Le soir, Joe devient presque fou. Il a des hallucinations et croit vair de l'eau partout. Il décide de terminer les quelques gouttes d'eau qui restent. Mais au moment où il va boire, il entend «À boire! À boire!». C'est Kennedy. Joe lui donne Ia bouteille et Kennedy boit toute l'eau.

    Le mardi matin, le docteur montre quelque chose du doigt:

    - Regardez là-bas! Le simoun!

    - Tant mieux! dit Kennedy, nous allons mourir!

    - Non, nous allons vivre, au contraire! répond le docteur.

    Il jette du lest et le ballon monte rapidement.

    Samuel, Dick et Joe ne partent pas. Ils n'ont plus aussi chaud. À trois heures, l'orage est terminé et le ballon survole une petite île couverte d'arbres.

    - L'eau! L'eau est là! crie le docteur.

    Ils arrêtent 1e ballon et descendent aussitôt à terre pour boire.